Journée d’étude du mercredi 16 avril 2025

Emprises nobiliaires et religieuses en mutation : Élaborations de programmes et projets de réappropriations

Responsable scientifique : Jean-François Cabestan, MCF Université Paris 1

En partenariat avec : Stéphanie de Courtois, historienne des jardins Ensa de Versailles

© Pepperdine University 2024

Programme

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Note d’intention

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Dans la lignée des journées d’étude qui se tiennent traditionnellement au début du printemps, nous envisageons de nous intéresser cette année au sort de ces grandes emprises foncières à la recherche de leur destin qui émaillent le territoire national. La situation de déshérence qui frappe nombre d’entre elles pose la question de leur transmission aux générations futures et celle des relations renouvelées entre les patrimoines bâtis et paysagers. À l’aide d’une présentation de cas d’espèces renvoyant à des situations données et contrastées, on se propose de s’interroger sur les conditions de leur réappropriation à des usages contemporains, à la fois dynamiques et respectueux de leur valeur patrimoniale. Emblématique d’une stratégie de reconquête d’un ensemble immobilier en déshérence, l’inauguration très médiatisée de la Cité internationale de la langue française au château de Villers-Cotterêts attise les regards autant qu’elle stimule la réflexion. Si la sélection de ce bâtiment parmi bien d’autres relève d’un arbitraire relatif, d’un choix politique et d’une faisabilité liée à un concours favorable de circonstances, le degré de cohérence entre le programme imaginé et le cadre qui devait le recevoir mérite d’être évalué. Souvent envisagée, l’inscription d’un programme à caractère culturel
dans ce type de bâtiment n’est pas une solution dont on puisse nécessairement se réjouir qu’elle se généralise. Dans les hauts de la ville de Vevey (CH), le domaine d’Hauteville, la restauration de son château, de son parc et de son environnement offrent un témoignage éclatant d’un type de mise en valeur qui renoue avec des époques où l’abondance des biens disponibles sur le marché et la pénurie
de locaux prêchait en faveur d’une réutilisation maximale des édifices et sites inoccupés. L’ancienne demeure de plaisance demeurée pendant plusieurs siècles dans la même famille vient d’être rachetée par l’université Pepperdine de Malibu, qui vient d’y installer un campus à l’intention de ses étudiants désireux de découvrir la vieille Europe. Si ces cas d’espèces occupent une place particulièrement élevée dans la hiérarchie des édifices à caractère patrimonial, et des budgets qui leur ont été dans l’un et l’autre de ces deux cas affectés, on se propose à la faveur de cette journée d’étude d’attirer l’attention sur des ensembles moins en vue, affectés à des programmes également plus modestes.
La manière dont ces réappropriations bousculent les relations d’usages et de représentation entre le bâtiment principal, les communs et les jardins sera particulièrement étudiée : châteaux disparus, propriétés morcelées, emprises diminuées, la dimension domaniale reste pourtant un motif stimulant et souvent même crucial pour la construction de nouveau projet, incluant la réinvention des liens fonctionnels mais aussi visuels entre les éléments de ces anciennes
emprises foncières.

Galerie Colbert, salle Vasari, 9h00 – 18h00
Budget souhaité : 1 800 €