jean-françois cabestan


© Sergio Grazia
Jean-François Cabestan, historien de l'architecture, enseigne à l'Université Paris 1 - Panthéon-Sorbonne.

À l'INHA, son séminaire «Habitat et patrimoine» et les séances qu'il organise hors les murs sont des moments de rencontre et de confrontation des savoirs, entre les étudiants et l'ensemble des protagonistes qui, de manière théorique ou pratique, interviennent sur la ville historique.

Architecte du patrimoine, il est co-fondateur de la société Attrapa, agence d'études historiques et patrimoniales (ATelier de TRAnsformation des PAtrimoines).

Depuis une dizaine d'années il tient pour la revue AMC Moniteur une chronique sur les opérations de reconversion qui marquent l'actualité architecturale contemporaine. Membre de la Commission du secteur sauvegardé du VIIe arrt, il est un habitué des débats patrimoniaux.

Contact: jfcabest@univ-paris1.fr

Logement collectif et aménagements paysagers

Journée d'étude du 10 avril 2019



INHA, 2, rue Vivienne, salle Vasari, 13h30 - 19h30, entrée libre
Jean-François Cabestan, Stéphanie de Courtois et Denis Mirallié - JHPP Ensav et HiCSA de Paris 1

Programme

Note d’intention

Cette journée s’inscrit dans la lignée d’un rendez-vous désormais annuel du 2e mercredi d’avril. Elle est organisée en partenariat entre les enseignants de la formation « Jardins Historiques, Patrimoine et Paysage » de l’École nationale d’Architecture de Versailles et ceux de la mention « Patrimoine et Musée » de l’Université Paris 1. Il y a deux ans, on s’interrogeait sur l’histoire et le sort des jardins privés en ville ; l’année dernière étaient examinés les cas de restitution de jardins disparus, tels que ceux de la Venaria Reale et de Chambord. Cette fois, on se propose d'étudier la question paysagère dans des contextes de l'après-guerre aussi contrastés que le logement social des années 1930 et des Trente Glorieuses (la Butte Rouge, Sarcelles, Le Lignon, aux portes de Genève), le village olympique de Münich’72, et la station balnéaires de la Grande Motte. Il s'agit d’une journée d’étude à caractère militant : on se propose de relever et d'étudier une dimension peu connue de ces différentes formes d'appropriation du territoire à l'usage domestique, sportif ou vacancier, trop souvent dominée par le discours des architectes, qui ne considèrent que le bâti, le plein, et très rarement les vides, c’est-à-dire les espaces ouverts et découverts. Or c'est souvent sur ces derniers que repose la qualité environnementale des ensembles considérés, peut-être bien davantage encore que sur les objets construits. On s'interrogera en outre sur la valeur patrimoniale intrinsèque de ces aménagements et sur leur fortune critique depuis l'achèvement des travaux et leur mise en service. Cet examen permettra d'aboutir à une réflexion plus globale sur leur adaptation à des usages contemporains, sur l’insuffisance des critères d’appréciation usuellement déployés et sur les conditions de leur transmission aux générations futures.